6h de voyage en bus et nous laissons les paysages désormais bien connus des alentours de Cuzco pour les grandes étendues de la pampa : troupeaux de lamas (pour une fois il s’agit réellement d’élevage et non d’attrape touristes), habitat sommaire construit en paille et boue sechée, population éparse. Dans ces hauteurs aux allures de no man’s land, les villageois semblent survivre avec les moyens du bord plutôt qu'autre chose. C’est donc avec impatience que nous attendions de rencontrer ce groupe de femmes.
Le bus nous a déposé au milieu de cette campagne inconnue. Première étape trouver et nous rendre à l’agence de MIDE…
A notre grande surprise, les femmes sont à l’heure, nombreuses, parlant toutes l’espagnol ( et pas le quechua). La formation s’annonce bien ! Suivront donc 2 heures intéressantes : des femmes curieuses, dynamiques et vraiment concernées par le sujet de cette formation. En effet nous étions en face d’artisanes ; d’épicières qui avaient comme principal problème la forte concurrence de la région. On a donc essayé de leur expliquer comment se diversifier et fidéliser leur clientèle sans négliger leur gestion des stocks et le calcul du prix de vente de leurs produits.
Cette formation est l’une des plus intéressante que nous ayons vécu jusqu’à présent.
Après cette longue journée nous prenons la direction de Sicuani…Par chance (ou pas quoi !) nous trouvons un taxi qui nous fera vivre 2 heures de folie ! Après quelques km, en bonnes observatrices de la conduite locale que nous sommes, nous constatons que soudainement et régulièrement le compteur se met à 0. Pourquoi ? On comprend que notre chauffeur roule à l’économie, pour ça rien de tel que de couper le moteur dans les descentes sinueuses, virages serrés ; courbes étudiées. On roule a droite ou a gauche peu importe, on double a tout bout de champs (c’est le cas de le dire…). Nous arrivons finalement vivantes à Sicuani. Nous passerons la nuit dans la salle de formation sur des lits improvisés. Concernant les repas…euh comment dire, on préfère les biscuits secs et puis les bananes et les clémentines dans notre une pièce cuisine : les plats made in campo, on arrête, ça revient cher en médicaments après…
Le lendemain, après quelques heures d’attente, on décide de commencer la formation avec 5 femmes dont trois parlant quechua. La tâche s’avère plus difficile que la veille.
Agence de Sicuani
Nous retrouvons nos femmes éleveuses de cochons d’Inde tracassées par la mortalité de ces pauvres petites bêtes. Cependant toutes ces femmes ont de l’ambition : de nombreuses questions sur la possibilité d’exporter des produits péruviens en Europe sont posées. Ok pour les tissus mais bon les cochons d’Inde en plats préparés ce sera plus dur….
Les femmes se prêteront bien au jeu, nous passerons un bon moment avec elle malgré la barrière de la langue qui enlève un peu de spontanéité.
Dessin d'une compañera représentant son activité, les difficultés et les points forts
Notre facon d'expliquer le calcul du cout de production
Distribution de faux billets pour les acheteuses dans la simulation de vente
On joue à la marchande
1 commentaire:
You write very well.
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